galerie denise rené
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dynamique du bleu

du 18 septembre au 30 octobre 2021

 

 

 
 
 
 

CRUZ-DIEZ, induction du jaune beatriz, e. 6/8, 2010, impression numérique sur toile, 60*60 cm

 

 

 

 

La couleur bleue envahit tout l’espace de la galerie Denise René, du samedi 18 septembre au 30 octobre.

Parce qu’elle est la couleur même de la modernité, les artistes de l’abstraction géométrique et du cinétisme, toutes générations confondues, s’en emparent et la modèlent à la mesure de leur univers créatif, selon des approches étonnamment diverses. 

Comme une réminiscence de l’azur et de l’été déjà disparu, le bleu s’impose sur les cimaises dans un monochrome d’Aurélie Nemours, structure l’espace d’un tableau de Geneviève Claisse ou suggère à travers les inductions chromatiques de Carlos Cruz Diez l’émergence fugace d’une couleur complémentaire aussi subtilement évanescente qu’un nuage de brume colorée.

De cette couleur aérienne, la plus apaisante et poétique de toutes, naissent une infinité de nuances que Victor Vasarely décline en d’impeccables crescendos, que les algorithmes de Santiago Torres diffractent en myriades d’éclats, quand Soto fait jaillir en magicien la couleur en mouvement de la seule confrontation de trames superposées.

Céleste et envoutante lorsqu’elle projette les ombres dansantes des délicates structures triangulaires conçues par Elias Crespin pour l’exposition, la couleur bleue se fait céruléenne dans les néons de Gun Gordillo, immatérielle et impalpable dans les sculptures de Pe Lang, dense et abyssale comme la nuit lorsqu’elle donne aux reliefs muraux de Wolfram Ullrich la profondeur de gouffres marins.

Véhicule incomparable de l’évasion, le bleu nous transporte vers l’ailleurs comme y invite la Blue poetry toute de légèreté de Knopp Ferro : l’espace vers lequel s’orientent les sculptures magnétiques d’Hans Kooi, le ciel où sont supendus  les  volumes nébuleux d’Ines Silva, une nouvelle dimension comme celle qui émerge des compositions chromatiques de Dario Perez-Flores, les univers insoupçonnés que nous ouvrent les toiles de la jeune Corina Hoher. Le bleu est synonyme d’ouverture chez Jaildo Marinho et d’absolue liberté comme l’incarne la toute récente série de Macaparana dont la composition s’affranchit de toute contrainte de support.

L’essence même de la création artistique ?

 

 

 

 

 

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